Memento Mori

Curieux, ces maux de tête qui n’en sont pas. Aucune douleur, sinon des sensations désagréables. Parfois une impression de congestion qui dure le temps le temps d’une soirée, au niveau de la tempe droite. Heureusement rarement ; la sensation qu’un vaisseau sanguin s’est ouvert sous l’effet d’une trop forte pression, ou qu’une décharge électrique se produit dans l’hémisphère droit du cortex. Cela dure pas plus d’une seconde. Pas grand chose. Juste le temps de penser que la vie est précaire, et que l’on peut défaillir l’instant qui suit.

La grande faucheuse est là. Oui ? Non ? Elle joue avec moi. Elle sera sérieuse, un jour. Mais ce n’est pas encore le moment.

Une fois, elle avait joué toute une journée. Cela doit être son petit plaisir. Je me souviens encore de cette traversée de la place Bellecour. J’étais étonnamment calme, conscient des choses autour de moi, à l’écoute du monde, en train d’apprécier l’instant présent… parce que l’instant suivant, il n’y aurait plus rien.
Cette immense vanité qu’est l’univers, cette vanitas vanitatis ne sera plus à mes yeux.

Je me souviens, ne t’inquiète pas. Entre temps, je profiterai des heures qui restent, à apprécier la vie pour ce qu’elle est.

Une réflexion au sujet de « Memento Mori »

  1. TAKE IT AS A COOKIE: APPRECIATE.
    MAKE ALSO GOOD TEA, BECAUSE I SHALL CALL, ONE DAY OR ANOTHER.

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