Thou shalt bee fast

On va faire rapide cette semaine…

Pas le temps d’épancher mes réflexions sur le web cette fois-ci. Ce qui me reste de neurones à la quarantaine est focalisé durant le temps dit « libre » à l’upgrade de mon client ftp nommé Litchi. Client utilisant la couche tcp/ip STinG qui est adaptée aux faibles configurations, au TOS et à MagiC.

C’est un miracle qu’il fonctionne d’emblée et sans recompilation sur FireBee, sous MiNT, MiNTnet et Gluestick (qui assure la traduction des appels STinG en MiNTnet). Mais j’ai noté des erreurs de transferts. En examinant les sources de Gluestick vient la compréhension d’un blocage à la connexion et la suspicion de bogues si le débit et les tailles de morceaux à transférer augmentent.

C’est qu’avec la petite abeille, on a changé de paradigme. Du coup, je me fais une nuit presque blanche ce samedi (dodo à 6h du matin, juste dire à Môman, « oui j’ai dormi ») pour implémenter des appels direct à la couche tcp/ip MiNTnet. Lonny Pursell (encore lui, et encore merci) a fait un exemple et les gars de la MiNT Mailing-List ont été assez informatifs.

Surprise de la vie, je pensais ne jamais, ô grand jamais, avoir à pondre ça.

Ce soir, donc, utilisation directe de MiNTnet sous MiNT. Je vous rassure, STinG est utilisé si TOS ou MagiC. On a encore besoin de Gluestick, mais il ne sert plus qu’à détecter le cookie et sa fonction resolver (traduire les noms de domaine en adresse IP).

J’ai encore à peaufiner et tester. Cela dépend de la taille des fichiers, mais on peut atteindre avec Litchi 1.2 sur FireBee :
– en upload : 1200 KB/s
– en download : 500 KB/s
Bref, ça dépote bien. Utiliser MiNTnet permet un très gros gain en vitesse (et sécurisation). Cela change des 6-7 KB/s sur mon MegaST4 et son EtherNEC.

Reste des fichiers qui bloquent en download, cause originelle de mon étude. J’en viens à me demander si mon AirPort Express de 2004 est pas un peu vieille pour le wifi. Je teste en effet sur les serveurs ftp de mes Mac. Il faudra que j’essaye en ethernet pur avec FileZille FTP Server d’un PC.

GFA for the Bee

Où les tracasseries de la semaine dernière sont oubliées, et où l’on s’installe dans la routine industrieuse…

GFA mon amour

Quand on dit love, il faut penser aussi hate. Si le GFA était adapté au ST, sa simplicité et sa rapidité est à double tranchant. Les bidouilles internes au GFA ne sont plus tolérées au fur et à mesure de l’évolution des machines et des systèmes. On passe le cap en nettoyant le code, en remplaçant les instructions plantogènes par des appels légaux et propres au système d’exploitation. Et en utilisant les librairies patchées. Sont venues celles patchées pour MagiC, puis d’autres, et maintenant pour ColdFire V4e. Merci à Lonny Pursell.
Attention, le code généré ne marche qu’avec le ColdFire, et nécessite toujours l’émulation 68000. Ceci pour éviter un problème de pile (stack) sur certaines instructions. Séances de débogages donc, sur l’ensemble de ma logithèque. Vous aurez constaté que les jeux et jouets sont actualisés, avec quelques défauts mineurs (problème de masques localisé dans la VDI utilisée pour le Videl de la FireBee). Le travail est surtout ennuyeux au niveau de la création des archives déposées sur ce site : il y avait celles pour chaque langue, en plus des sources. Il faut maintenant multiplier par deux, avec la version classique 68K et celle ColdFire. Le travail de débogage et code est par contre des plus plaisants ; l’éditeur GBE a été adopté, la rapidité de la FireBee en plus de la convivialité du bureau permet de tester le résultat après quelques secondes de compilation.
Alors qu’avant, il fallait quelques minutes sur le MegaST, puis transférer par FTP sur le Falcon, puis tester.

Heureusement que la librarie est patchée, car je ne me vois pas recoder toute ma logithèque en C pour l’occasion. Donc so far, so good. Viennent maintenant les applications « sérieuses ». Et l’on pense aux évolutions à implémenter. Pas de spoilers, mais il y a du code à pondre. Beaucoup de code.

Divine surprise

Pas possible pour l’instant d’écouter des MP3 d’AmigaRemix avec Aniplayer. Certaines personnes ont pu tester, sans doute avec une version officieuse. En attendant, PaulaNG et son MOD.LDG rejoue sans plantage les anciens modules Amiga de l’ancien disque dur de mon Falcon : Cherry Coke, Blueberry, Sleepwalk… Séquence souvenirs.

Bee die-hard user

Sueurs froides cette semaine…

En préambule, une personne d’expérience me signale que le ColdFire possède une MMU, mais étant très différente de celle du 68030, MiNT ne peut l’utiliser sans de très grosses modifications pour son mode Mémoire Protégée.

Tout allait plus ou moins bien cette semaine ; coder GFA en fenêtre, compiler très rapide, et tester le tout sans avoir le temps de se faire un thé. Plus de pause permise, et on en fait des nuits blanches. Le plaisir est là et il dure. Bref, in bed with the Bee.

Sauf pendant une compilation… freeze et crash disque. Reboot, la CompactFlash ne voulait plus être reconnue. Rien à faire. Donc, en frais supplémentaires : achat d’un lecteur de cartes USB pour les SD-cards et les CompactFlash, une SD-card 4 Go et une nouvelle CompactFlash 4 Go. Les deux de marque Sandisk, qui semble avoir bonne presse auprès des mes contacts. L’on loue en effet leur fiabilité.

Chuis trop vieux pour ces conneries les formatages

– formatage sur Mac : l’utilitaire disque ne fait que de la FAT32. Pour la FAT16 désirée, il faut passer par le Terminal et la ligne de commande, avec le programme newfs_msdos et sa tonne d’options imbitables. Quelques essais et prise de tête. Cela doit être faisable, mais franchement, là, j’abandonne.
– formatage sur PC : Windows ne veut formater qu’en une seule partition de 4 Go (donc FAT32). Il faut ne pas utiliser les fonctions système, mais il y a foultitude d’utilitaires de formatages. J’ai choisi le freeware Active Partition Manager. Multiple essais et échecs, jusqu’à arriver au Graal.

Paramètres importants :
– partition FAT16 pour le FireTOS (donc le boot et la lisisiblité sous le bureau de base)
– FAT16 : table d’allocation 16K
– la partition de boot (donc C:) doit être « active », le FireTOS ira lire le dossier AUTO de cette partition « active ».
Remarques :
– partition FAT32 possibles sous MiNT
– il est possible de faire des partoches ext2 pures MiNT, mais ce n’est malheureusement pas ma compétence.
– les FAT16 sont limitées à 2 Go

J’ai fait 4 partitions de 900 Mo. Avec cette bétise du 1 Ko = 1000 octets, je suis un peu perdu et préfère être sûr. Avec ces capacités surdimensionnées, tant pis si l’on perd un peu.

Ensuite, il existe des fichiers tout prêts. Téléchargement de l’archive MiNT préconfigurée, on dépose sur le C: et on replace la CompactFlash dans son emplacement sur la FireBee.
Bien sûr, pour les tests, retirer et replacer la CompactFlash s’est fait un bon nombre de fois. Le fabricant a calculé au plus juste, et on s’y fait avec un peu de dextérité.

Et Yahoo ! Cela remarche. Gros soulagement. Cela m’apprendra à faire de fréquentes sauvegardes.

Conclusion

Crash d’origine inconnue. L’ancienne CompactFlash est reformatée, et semble fonctionner sous Mac ou PC. Je suspecte mes nombreuses compilations et tests de mes logiciels GFA sur le disque D:, quoique c’est l’ancienne CompactFlash entière qui n’était plus reconnue. Problème électrique ? Problème de formatage sur cette CompactFlash préinstallée par le fabricant ? Mystère et boule de gomme. Il semble que je ne suis pas le seul dans ce cas. D’autres utilisateurs ont dû reformater et réinstaller eux-mêmes leur disque dur, puis tout est allé sans anicroche ensuite.
Si vous commandez votre précieux, achetez plutôt votre propre CompactFlash et apprenez par vous-même à l’installer. C’est dur, mais cela donne un max de points d’EXP et vous prépare en cas de problème.

Par contre, toujours choux blanc pour la SD-card. D’autres utilisateurs la font fonctionner sans problème. La mienne de 4 Go, formatée FAT16 à 900 Mo seulement, ne convient pas. Il semble qu’il vaut mieux une de 2 Go, mais ça va être dur à trouver dans le commerce. En tout cas, même si la partition n’est pas reconnue, sa présence dans le lecteur accélère le boot et le browser de zView.

C’est Naël

Je reste toujours très positif sur la FireBee. Malgré cette histoire de crash disque. On est toujours en version « alpha », donc réservé aux utilisateurs qui savent se débrouiller et ne vont pas aller embêter un SAV Suisse.

Pour anecdote : nombreux tests de la CompactFlash, donc carte à l’air libre, boitier sans capot, comme un vulgaire Falcon (ouais, VULGAIRE !). La couleur vert-sapin de la carte mère et toutes ces pitites LEDs multicolores qui clignotent… Accessoirement, la FireBee est une très jolie déco de Naël. PTDRXD.

One week with the Bee

Quelques remarques après la première semaine d’utilisation de la FireBee…

Du point de vue matériel

Superbe travail : bien pensé et réalisé. On penserait que la batterie est superflue mais, outre la sauvegarde de la RAM permanente et de l’horloge, elle sert aussi en cas de coupure intempestive du courant. Une sorte d’onduleur, pour ne pas corrompre les données sur les disques lorsqu’ils sont en cours d’écriture.
Il m’est arrivé de l’allumer sans mettre l’alimentation du transformateur (qui sert en journée à un disque dur externe) : après 30 minutes, écran noir, la FireBee qui a éteint sa LED bleue. Panique soudaine, ai-je endommagé le précieux ? Que nenni, après quelques secondes, la compréhension arrive. On rebranche, et tout redémarre. A noter qu’un son entre ronronnement et grésillement peut s’entendre lors du rechargement, avec dégagement de chaleur.

Toujours côté alimentation, le bouton marche/reset/arrêt est assez bien accessible, un peu trop même, c’est très facilement qu’on le touche lorsqu’on manipule ou déménage l’ordinateur (pour l’amener par exemple à une AmigaBouffe). Attention donc lorsque vous embarquez la bestiole ; le paquet ne doit pas serrer.

Du fait de l’épaisseur du boîtier aluminium, le câble RJ11 est un peu difficile à retirer. On y arrive avec dextérité et par le dessous. C’est que ce câble est d’origine et a plus de 25 ans, comme le clavier du MegaST. Si l’on adopte très facilement une souris USB, avec la rapidité de son déplacement, et que l’on vire la souris Atari pour sa lourdeur et lenteur, c’est assez difficile de se passer du clavier Atari. Question de réflexe et positions de touches, surtout avec l’éditeur du GFA Basic.

Question USB, insérer une clef à chaud est possible, mais bloquant (au moins sous MiNT). Le clavier répond, mais plus les souris. Il faut l’insérer avant le démarrage pour qu’elle soit bien reconnue, et on peut la retirer et la rebrancher en cours de route sans problème ensuite.

Côté lecteur de SD card, je n’ai pas encore réussi à en faire lire une, mais j’ai fait ça sans sérieux. Très possible que cela fonctionne, mais il faut que j’achète une SD card au lieu de l’emprunter et cherche le mode d’emploi.

VGA ou DVI ? Préférez de loin le DVI. J’ai pu essayer le VGA avec un convertisseur mais le résultat est pourrave sur un écran LCD. Pas de parasites que certains ont pu le rencontrer, apparemment c’est nickel à ce niveau. Mais le nouveau moniteur HP 2211x acheté pour l’occasion zoome très mal l’entrée VGA, alors que c’est parfait en DVI. Pour les moniteurs, préférez aussi les 4:3 plutôt que les 16:9, la résolution native du HP est de 1920*1080, mais sa plage de fréquence n’est pas assez tolérante pour la FireBee. Je peux faire du 1400*1050 mais c’est assez écrasé. Pour l’instant, c’est du 1366*768, en attendant que je puisse bricoler une résolution de 1440*900.
La détection de la résolution idéale du moniteur par la FireBee est une bonne idée, mais elle empêche de migrer facilement d’un moniteur à l’autre. Du Sony SDM 19″ 4:3 au HP 2211x, j’ai eu des difficultés pour l’affichage. Ecrans noirs sur écrans noirs. Résolu en accédant au FireTOS (option 3 au démarrage) sans MiNT, sur le Sony, puis en allant dans le fichier xa_video.cnf et commentant la ligne video. On retourne alors au mode 640*480 de base et accepté par tous les moniteurs. C’est assez bizarre de retrouver sur le bureau « de base », mais avez un formulaire de choix de résolutions assez étendues, dont ceux Atari d’origine avec le monochrome, 2 et 16 couleurs.
Un formulaire existe sous MiNT pour choisir et surtout tester la résolution avant de valider et redémarrer. Assez jouissif, quoique la liste des résolutions proposées est une peu fouillie (sur la taille de la liste, on aimerait un tri). Contrairement à ce que j’ai dit dans un billet précédent, le mode TC32 est bien présent. La « rapidité » est la même qu’en TC16. Le mode 256c n’est pas vraiment utilisable car les icônes apparaissent comme des carrés noirs : il y a peut-être à configurer dans xaaes.cnf

Pour l’Ethernet, on branche et ça marche direct. Merci le DHCP sous MiNT. Le défaut est que l’on ne connaît plus l’adresse IP (sans doute rechercher via un terminal). Netsurf et les produits Draconis marchent d’emblée. Mais pour les clients qui fonctionnent avec STinG, il y a une manipulation à faire. Gluetick est à chercher en dernière version et installer dans le mint.cfg avec « exec /chemin/gluetik.prg –force » (merci JFL). Car figurez-vous que STinG est déjà intégré au FireTOS ! Le cookie STiK existe, et il sert au FireTOS (sans MiNT) pour faire du net. L’on configure alors l’IP via le CPX du FireTOS. L’on doit donc utiliser l’option « –force » pour oublier la couche STinG déjà présente et que Gluestik traduise les appels pour la couche MiNTNet.

A préciser : certains composants ne sont pas encore intégrés dans le FPGA (le DSP en particulier), certaines choses pas encore finalisées (port PS/2, port ASCI, le SCSI aussi ?), mais le nombre de ports déjà fonctionnels rend cette version « alpha » très bien utilisable.

Des années de travail pour l’équipe Atari ColdFire. Sans fanfaronnade ni annonce grandiloquente. Du discret sérieux qui force le respect. Grand merci à eux.

Du point de vue logiciel

L’on penserait qu’avec la puissance du ColdFire, l’on aurait un affichage surper-rapide. Ce n’est pas aussi simple. Je déteste comparer les tailles de verges et les calibres de melons, parce que ça ne sert qu’à flatter les egos et à dénigrer la concurence. C’est typiquement masculin et je suis heureux de faire partie des déviants. Mais si vous voulez une idée, niveau affichage, on a l’impression d’avoir un Falcon+CT2. Le mode TC16 est confortable et relativement rapide pour ceux qui n’ont connu que le Falcon de base. Et ceci avec des résolutions assez grandes. Je ne vois pas trop de différence entre TC16 et TC32 bien qu’il y ait deux fois plus de bits à transférer. Ceux qui possèdent une carte graphique PC dans leur Atari seront déçus. Mais justement, il n’y a pas de carte graphique. Et avec un fond de panier plus une carte ATI Radeon… Cherchez sur le net, ça se fait, pour l’instant en essais.
Il semble qu’il y ait par ailleurs quelques bogues dans le Videl ou la VDI du FireTOS. A corriger et optimiser. Car ce qui est cool, c’est que le TOS et le FPGA peuvent être reflashés, donc le matériel peut être amélioré sans changer de machine.

Niveau puissance intellectuelle de calcul, alors là, c’est le jackpot. Le source de DGEM est compilé en 7-8 secondes, alors qu’il fallait 4-5 minutes sur le MegaST. Et on est ici en émulation 68K. Si les programmes sont compilés (et non pas uniquement patchés) pour le ColdFire, alors ça dépote bien.

Le navigateur internet NetSurf n’est pas encore assez stable, mais son existence et portage est déjà une performance. Sans rapport, MiNT et XaAES deviennent très utilisables et on y prend goût. Pour quelqu’un qui préférait plus MagiC, c’est un signe. Défaut du ColdFire, pas de PMMU, donc pas de mode mémoire protégée. Dommage, car j’avais travaillé mes logiciels pour, mais Aranym à côté peut être lancé pour tester et rendre propre les logiciels. Pour les MiNT hardcore users, il faudra compléter l’installation. Le disque D est peut-être là pour personnaliser la pré-installation et faire une partition mint ext2.

Je n’ai pas eu le temps de tester beaucoup de logiciels. Etant focalisé sur les miens, qu’il faut pour la plupart recompiler à cause de petits détails (qui peuvent générer un crash de l’appli), je constate que la compatibilité semble assez bonne. Il faut être GEM et propre. J’ai eu à faire à ce genre de migration avec l’arrivée de MagiC Atari, puis de la carte Eclipse+ATI Rage IIc.
Il faudrait quelqu’un se dévoue pour faire une tonne de tests, faire le tri dans les logiciels déjà présents, je n’ai pas malheureusement pas le temps.

Pour finir ce billet…

C’est toujours en « alpha » donc non exempt de bogues connus ou à découvrir. Mais je n’ose imaginer la qualité de la « final edition » lorsqu’on voit l’excellence que je contaste en face de moi.

Pour ce qui est du prix : cela vaut très largement les 750 Euros (HT) déboursés. Si l’on a dépensé tout son budget en Falcon + CT60 + CTPCI + carte PC + etc, je comprends que cela paraisse élevé. Il faut aussi avoir le temps de l’utiliser. La FireBee est trop rare pour la laisser trainer dans un tiroir ou faire doublon avec un Falcon surbidouillé.
C’est cool parce que ce n’est heureusement pas mon cas XD

g33k pr0n

Quelques vues de très très près. L’art de photographier ou filmer le désir et le nu en gros plans a un nom, mais je l’ai oublié. Un appareil photo numérique a été utilisé, mais votre serviteur n’est pas très pro dans ce domaine. Les photos sont libres de droits et peuvent être affichées ailleurs, mais prière de ne pas en foutre partout.

Pour la légende, il y a un PDF qui va bien sur le site d’acp.atari.org

The unboxing

Le Père Naël a sonné deux fois. Il était déguisé en postier, mais je l’ai reconnu sous son déguisement et son maquillage. Le colis était léger : 600 grammes et venant de Suisse.
Ce n’était pas du chocolat, mais je commençais déjà à saliver d’envie.
Ouverture !

Vous me pardonnez, mais ce fut sans gants blancs. Les vignettes sont cliquables, le mode zoom permet de naviguer avec les touches fléchées gauche et droite. Désolé pour la faible qualité, j’ai fait avec les moyens du bord et sur le vif, avec la fonction photo de mon iPod Touch 4G.


Il a fallu de la modération pour ne pas déchirer le paquet comme un barbare.


Heureusement qu’on ne m’a pas pris en photo, mes yeux devaient avoir quadruplé de volume, comme Will E. Coyote voyant un Roadrunner rôti sauce curry.


Le doute est levé, c’est bien elle. « Alpha edition ». On est toujours en développement et tests, et il est logique de penser qu’un jour, ce seront des « Final edition » qui seront produites.


Le dos de la boîte : cela fait très pro, on a du mal à intégrer le fait qu’il s’agisse de la version « alpha ».


On fait coulisser le papier glacé noir, et l’on se retrouve avec le carton lui-même.


Voilà ce qu’on obtient après avoir soulevé une sorte de polystyrène.
A noter que les deux rouleaux ne servent pas qu’à bloquer le boitier, déroulez-les et conservez-les bien, car ce sont les plans pour devenir Maître du Monde. Mouaaaaahhahhahaahhhh !!!!
Plus sérieusement, c’est à ce genre de petits détails rajoutés qu’on reconnaît un travail bien fait et bien pensé. Ah, oui, et il y a une brochure aussi. Attention car il faut la déplier :

  
Et la bestiole fut touchée et sortie de son emballage. My preeeeciooussss!!!!

 

Même si la qualité n’est pas la même, j’ai eu l’impression de sortir un appeule Mac mini. Mieux : plus léger, aucune pièce mécanique, aucun ventilateur, presque autant de ports USB… Le détail qui tue : la peinture du boîtier possède, en plus de la couleur, la texture en peau d’orange de l’Atari ST.

Pas de risque au début, on prend le clavier et souris du MegaST, la connexion vidéo est le DVI-D du moniteur du mediacenter, et le transfo utilisé est celui d’un disque dur externe (après avoir bien vérifié voltage, ampérage et polarité sur les notices).


Hum… il manque quelque chose…


Voilà, maintenant c’est parfait ! XD


Bon, ben, ça s’allume, mais ça prend pas feu. A noter qu’il n’y a qu’un seul bouton pour allumer ET reseter ET éteindre. Cela reste intuitif, on s’aide avec la LED sur le devant, et on joue sur les délais (qui sont raccourcis par rapport à ceux que l’on peut entendre sur une vidéo youtube).


Un demi-GIGA de RAM ???? Mais comment on fait pour remplir ça ? Sur Mac ou PC, c’est facile, mais sur Atari, le concept est si nouveau que mon cerveau a vraiment du mal. (@GdM: oui, okay, avec la PAO). A noter que comme sur MacBook Air, la RAM est soudée et non extensible. Pour les 2 Go de RAM (limite du TOS), si vraiment c’est nécessaire, ce sera peut-être pour une « Gold Edition ».


Le PCI… Si vous consultez le site de Didier Méquignon, vous savez qu’avec un fond de panier, on peut rajouter des cartes PCI (donc une carte vidéo). La vidéo qui sort est générée par le Videl virtuel du FPGA. On a recensé des problèmes avec la sortie vidéo analogique (VGA) sous la forme de parasites, mais là, en DVI-D(igital), c’est nickel.


Puis l’USB… On arrive ensuite sur l’initialisation de MiNT préinstallé avec ouverture de NetSurf (un client web) et une page web de bienvenue. Petit clin d’oeil à appeule ? Le fond d’écran bleu fait aussi penser au fond d’écran MacOSX Tiger. Préinstallé, préconfiguré, la majorité des logiciels, utilitaires et configurateurs ont un fichier texte explicatif. Ils pensent à l’utilisateur de base. Bravo ! On change la résolution, celle de base étant le 640*480*TC16 et on branche des trucs sur les ports USB, on fixe le langage dans le CPX qui va bien. Deux remarques : le desktop.inf est en lecture seulement, il faut le mettre en écriture pour ne plus avoir à choisir le bureau les fois suivantes, et il faut déclarer un setenv HOME dans MiNT.
Reboot…


Tout est détecté : clavier usb, souris usb, clef usb. Et ça marche ! le clavier est correctement mappé, la souris usb marche (même la molette pour les logiciels qui gèrent cet événement), et les fichiers sur la clef sont accessibles. J’ai même installé mon KK Commander, dézippé les archives situées sur la clef usb, les répertoires de destination étant sur le disque D.
Pour être poli, j’ai halluciné et je n’en revenais pas. Pour être franc, il m’est poussé un second trou de balle. De l’USB sur Atari !!!! Et bien oui. Pour les fonctions de base, hein. On n’ira pas demander de la webcam ou une tablette graphique… quoique… J’ai fait un test sans clavier et souris Atari : les clavier et souris USB sont reconnues dès le démarrage. Le FireTOS biiiippp à son lancement car il ne détecte pas le clavier du MegaST, mais c’est réglé en tapant une touche sur le clavier USB.


1280*1024*TC16. Je n’ai pas vu le mode 32 bits dans le sélecteur de configuration, mais je m’en fous, il est inutile. NVDI est aussi installé par mes soins (j’avais pu sauvegarder le disque dur de mon Falcon avec Litchi, lucky me) et patché selon les instructions. Niveau affichage, ce n’est pas un foudre de guerre, mais ça le fait. C’est confortable, ça marche et pour le peu que j’ai testé (en gros, mes logiciels) la compatibilité semble très bonne.

D’autres petits articles suivront, donc stay tuned. Prochaine fois, je donnerai dans le g33k-P0rn ; il y a déjà des photos de la carte nue et en gros plan sur le web, mais à l’instar du sexe en ligne, on oublie et on en veut toujours. Et puis il y a tant de choses à tester : le lecteur sd card, l’ethernet (qui parait-il est : « on branche, ça marche, rien à configurer »), etc. A noter que certaines choses ne marchent pas car en cours de développement (port PS/2, ASCI, SCSI ?) et il manque des choses dans le FPGA (on parle d’un DSP, mais bon, c’est juste pour le fun car le ColdFire est bien plus puissant).

Plus sérieusement, j’adresse toutes mes félicitations au fabricant et à l’équipe de développement pour ce bijou technologique. Bien que non fini, c’est déjà de l’excellent travail.
Bon, c’est pas tout, mais j’ai du code à pondre et à torcher… The FireBee gave me new Mojo, so behave, baby: I’m back!

The source of Spice

Le commencement est un moment délicat. Mais le souvenir s’est perdu. Sachez néanmoins qu’il a commencé à l’indienne, avec ces pâtes à curry toutes prêtes. Notez le nom de la marque ; ceci est une coïncidence, mon pseudonyme ayant été trouvé ailleurs en lisant un roman de Franck Herbert.

Pas si hot que cela finalement : mon palais est maintenant plus accoutumé au curry Thaï. Mais cela reste toujours succulent. Pour preuve, la poêle à four ayant servi pour la cuisson a été léchée de façon tout à fait indécente.

Poulet, beurre, échalotes, et cette fameuse pâte. Il faudra que je le refasse comme avant : échalotes en premier et à roussir, rajout de morceaux de gingembre et de piment (pour que cela arrache vraiment), et de crème fraîche normande à la fin (bizarrement, je préfère le lait coco uniquement avec le curry vert).

Ah, et du riz basmati en accompagnement.

Cafetière italienne WMF Kult

La lecture d’un article dans les blog du Monde.fr m’a convaincu d’essayer le café. Eduqué au (et dégoûté du) jus de chaussette filtré qu’on trouve partout, rebuté par le marketing viral et sectaire des capsules à Georges, le système italien m’a paru d’une simplicité et d’une élégance admirable.

Donc petit passage au WMF Printemps, petit délai d’attente (j’ai le chic pour vouloir les modèles pas en stock), la cafetière désirée est arrivée. Et franchement, ça le fait. Exception d’un joint (un de rechange fourni), on dirait que l’objet est fait pour durer une vie humaine. Et en ce qui concerne le liquide obtenu, j’ai le même effet que le passage du thé en sachet (poudre hypercalibrée de résidus de feuilles) au vrai thé en feuille (avec une variété de types et de saveurs qu’on ne soupçonnait guère).

Bref : un nouvel univers s’ouvre à mes sens.
Pas de sucre. Peut-être avec un chocolat noir. Je vais pouvoir accueillir chez moi des amateurs de thé ET de café.

Plante verte (2)

Aussiebum Squad Capitain :

Très confortable, mais sans pitié pour le ventre. Il faut encore du travail pour que les photos de face soient acceptables. Je peux néanmoins nager et me promener avec, sans aucune vergogne.

Living room, version 4.1

Et encore merci à un vendeur au bon coin, qui avait de quoi compléter les éléments Niklas : +2 placards bas, +1 commode, avec planches et arceaux.
Donc week-end à bouger les meubles, faire la poussière derrière, jouer aux planches musicales, et surtout déplacer/replacer la tonne de livres (le poids de la connaissance n’est pas une métaphore).

Le coin bibliothèque ne change pas trop, les grosses boîtes étant cachées et on gagne encore de la place.

C’est le coin mediacenter qui est surtout changé. L’espace libre n’a bizarrement pas diminué.

La nouvelle commode, bien qu’étant très bien conservée, dépareille avec les deux autres, donc elle a été placée dans la salle de bain. Avec des arceaux hauts et les planches les plus abimées, cela permet de gagner du rangement, et surtout de virer l’ancienne commode blanche de 20 ans.

Tout est bien rangé maintenant, reste plus que deux voyages à la décharge pour apporter le bois agglo issu de cette ancienne commode.
Je crois que ce ne sera plus possible d’optimiser dans le living (et salle de bain). Par contre, dans le coin cuisine… Cogitations : en demandant au proprio de virer son frigo à lui, j’y place mon frigo à moi, en remplaçant le vieux placard blanc par 2 udden noirs à tiroirs ? Là, il me faudrait quelqu’un de motorisé pour faire un voyage décharge puis ikéa… On verra ça dans quelques mois.

Floraisons


Sauf pour une, l’une après l’autre ont profité d’un séjour chez ma mère pour se faire une séance photo.

Paléo-geekisme

Me suis encore trompé de format de piles, il en fallait des plus larges…
Mais ce format convient parfaitement à un petit truc geek datant de mathusalem, qui est privé de piles depuis qu’elles ont fuitées pendant la canicule de 2003. Pour la petite histoire, cet « Envahisseurs 2 » est une console primitive offerte – si mes souvenirs sont corrects – par Pépé Marceau à son petit fils Marc, il y a 25 ans environ. Le frangin l’a oublié lors du divorce des parents. Je me demande encore comment ce petit joujou s’est retrouvé dans mes cartons(*).

Et comme tout geek qui se respecte, on se doit de démonter pour voir à l’intérieur : le bouton « On » avec son ne marche apparemment plus. On peut encore jouer en mode « mute ». Il s’avère en fait qu’il ne faut pas pousser le switch à fond (ou alors à fond, puis léger retour à gauche) pour avoir le jeu avec son.

Bizarrerie de l’industrie ludique : le plastique et le circuit pour le pad sont communs avec un jeu type « PacMan ». Il y a la place pour le « haut » et « bas », plus un « haut » au dessus du bouton « fire ». Le circuit où se trouve la grille écran et la puce est bien construit pour un « Invaders ». Un point de superglue empêche la carte-mère-écran d’être dégagée : le frérot a visiblement aussi démonté le joujou et bidouillé.

On doit donc supposer qu’il y a une version 1 de cet Envahisseurs, et une console PacMan de même facture. Avis aux collectionneurs.


Aspect général

circuit du pad

l’envers du pad

derrière l’écran

(*)Idem pour un candélabre qui se trouvait à l’origine dans la maison de campagne de Notre Dame de Londres, pour la bougie rouge sur le rebord de la cheminée de la villa de La Baraillère, pour le mortier et pilon en bois de la cuisine…

SuperGreen!

Dans l’autocuiseur à riz :
– 1 dose de riz Thaï bio , avec ses 2 doses d’eau (la même que l’eau pour le thé, donc très peu minéralisée)
– le servir à la fin dans un grand bol.
Dans la poële à four :
– 2 petits (ou 1 gros) blancs de poulet bio, coupés en petits morceaux
– 1 cuillère à café de fleur de sel de Guérande
– 2 à 3 cuillères à soupe d’huile d’olive bio
– à feu très doux, cuire avec le couvercle posé, veiller à ce que la viande n’attache pas au fond.
– quand le poulet est cuit superficiellement, rajouter 2 à 4 cuillères à café de pâte de curry vert Thaï (Bahadourian again), cuire à feu fort 1 minute.
– puis rajouter les petits oignons blanc (un peu verts) coupés en quarts et 20 cl de lait de coco.
– ensuite feu doux, sans couvercle, entre 10 et 20 minutes : le temps que le lait réduise un peu, que la sauce s’épaississe, les oignons doivent être croquants, et le poulet cuit en son centre mais rester tendre.
– déposer le tout sur le riz, déguster avec une cuillère à soupe, et embrasser le présent(*).

(*) en anglais, on dit seize the day, et en latin carpe diem

Tea time

Mode gros volumes… pour ne plus se lever toutes les 20 minutes pour en préparer à nouveau.

(MF « Ambootia », récolte de printemps)
Et de me demander comment le verre résiste à l’eau bouillante, et à la flamme de la bougie chauffe-plat…

Living-room, version 4.0

Hein ? J’aurais quarante ans ? Pas possible ! J’ai pas l’impression de vieillir. Par contre, j’ai vu (ou plutôt mon postérieur a senti) vieillir mes assises, qui avaient environ la vingtaine d’années. Ben oui, quand j’achète, c’est pour durer. Adieu le Lundsberg Ikéa en tissu noir de 6000 Francs, qui ira finir sa life ailleurs. A la décharge le Poang Ikéa en tissu noir… Bienvenu à du black leather et de l’acier chromé de chez BoConcept.

Optimisations au niveau de la bibliothèque « niklas », où sont rangés les cartons de cédés et livres de poche.

Le canapé ; modèle Quattro 1452 en méridienne. Un mois après et il n’était plus au catalogue. Faut croire que j’aime les trucs en voie d’être « sasfépus ».
Un des deux fauteuils Ross, offerts par Môman (double merci à elle). C’est le coin lecture de bédés. 5 orchidées sous le tube horticole. J’ai remarqué que mes déprimes automnales ont disparu depuis que ce tube a été posé. Potiche ou plante verte ? La réponse est donc plante verte.
L’autre partie, avec le coin mediacenter. Inversion de place avec le canapé, ce qui fait gagner en volume habitable.

Le coin informatique et le vaisselier, juste à côté du coin cuisine. Plus de tour Falcon, ce qui fait permet d’optimiser cette partie là. Des éléments niklas qui attendaient à la cave ont pu être remontés et accolés au vaisselier.

The Spice must flow


Dans la cocotte l’autocuiseur à riz :
– 1 dose de riz Thaï bio , avec ses 2 doses d’eau de Volvic
– le servir à la fin dans un grand bol.
Dans la poële à four (yes, i’m a WMF lover) :
– 2 blancs de poulet bio, coupés en petits morceaux (pour des petites bouchées)
– 1 cuillère à café de fleur de sel de Guérande
– une bonne dose de beurre bio, qui va prendre les arômes des épices
– à feux doux, cuire d’abord à l’étouffée (donc couvercle), l’eau d’évaporation du poulet servant à le cuire.
– à mi-cuisson, rajouter 2 cuillères à café de pâte de curry rouge Thaï (qu’on trouve à Bahadourian), toujours feu foux et couvercle.
– vers la fin, rajouter 2 à 3 échalotes longues, coupées en longueur, qui vont absorber le jus, feu doux sans couvercle.
– presque à la fin, rajouter 2 cuillères à café de sucre complet bio (non raffiné, couleur marron pas engageante, mais trop bon) avec un feu fort pour caraméliser un peu le tout.

– déposer le tout sur le riz, et déguster. Pas besoin de fourchette ou de baguettes, c’est à la cuillère à soupe. Le riz calme le feu du poulet.

Et au fur et à mesure que cette popote est consommée, on se fait à l’idée que la vie est belle.

The Earth Below

Strauss et son Danube bleu, quand mon Imperial Trader est en train d’accoster, ou qu’un vaisseau s’amarre à la Station Spatiale Internationale… en direct sur Nasa TV.
Au hasard, un morceau d’Angels & Airwaves quand je m’imagine traverser l’espace interstellaire.
Là, Lascia ch’io pianga quand l’ISS passe dans l’ombre de la terre. Soleil couchant, qui transperce l’atmosphère. La vidéo est de faible qualité, mais cela fait son effet sur l’écran du mediacenter. On l’imagine en haute définition, sur un pan de mur entier.

La quiétude est encore plus belle, lorsque le moment correspond à l’après dégustation de sashimis.
Il faudra que j’essaye de synchroniser tout cela avec un verre de Valpolicella.

Faster Than Light

Sans fatigue. Aucune douleur, aucune crampe. Le geste n’est peut-être pas aussi parfait que la doctrine l’exige, mais cela me suffit amplement. Du moins lorsque mon esprit y prête attention. Optimisé et durable. Économe et pourtant efficace. Quand d’autres sont à la peine, je file, je trace. Ligne droite, trajectoire imaginaire. Le seul but étant d’avancer, loin et vite. Mais sans compter la distance. Les longueurs ne sont plus significatives. L’espace se courbe, et aurait même tendance à se replier.

Avec parfois un regard sur le panneau horaire. La comparaison avec mon horloge interne dénote une incohérence. Ma notion du temps est altérée. Ou est-ce le temps lui-même qui s’altère ? Les minutes sont élastiques, les secondes inégales, certaines éternelles, d’autres insignifiantes.

Je suis dans mon corps comme le navigateur dans un vaisseau spatial. Mécanique bien huilée, en parfaite condition. Mon esprit est à la fois conscient du corps et déconnecté de ce dernier. A la fois oubli de soi, et éveil total. Ils appellent cela le « flow ». L’homéostasie maîtrisée à la perfection, j’avance dans cette eau comme si je filais entre les étoiles.

Et pour rajouter au bien-être, à cette apesanteur, au largage des soucis à des années-lumière : se rappellent à mon souvenir un air ou deux de musique…

Catégorie « Space Rock ».