Tea time (en images)

Toujours aussi difficile de décrire ce qui se passe dans le cerveau quand on ingurgite cela, mais déjà : le plaisir visuel.

« Opium Hill »
(MF T462)

« Nil Rouge »
(MF T638)

« Gold Himalaya »
(MF T4302)

« Silver Dragon »
(MF T2300)

« Arya » ou Rose d’Himalaya
(MF T1010)

Impossible par contre de photographier la légère vapeur qui s’en échappe, ni le jeu de lumière entre le verre russe, la liseuse et les bougies.

Plaisir solitaire

Les serveurs, au moment d’ajouter les baguettes dans la commande :
– « C’est pour 3 personnes ? »
– « non non, juste pour 1. »

Mais prochaine fois, j’en prends pour 5.
Slurps.

Potiche ou plante verte ?

Petit moment d’orgueil, mais je pense le mériter, vu l’activité physique constante en musculation et natation depuis une dizaine d’année (natation surtout : 3 Km de crawl en 54 minutes). On se cultive, comme on dit, on sculpte tout ça petit à petit, manière d’occuper son temps avant la fin.

Là en début 2007 :

Ici, aujourd’hui, avec un achat récent sur internet, chez une marque australienne un peu connotée (*) :

Il y a encore du travail au niveau de la ceinture abdominale, des fessiers et des cuisses. On verra au prochain épisode.

(*) leur dernier slogan : « Si tu doutes de toi, porte autre chose. » Certes…

Living-room, version 3.0

Difficile de jeter les dévédés et les bouquins, qui s’entassent un peu partout et rendent l’espace de vie moins esthétique. Merci leboncoin.fr et un vendeur qui renouvelait son intérieur ; cela m’a permis de rajouter des éléments d’étagères sasfépu. Du coup, j’ai réagencé, rationalisé, optimisé. Un beau bordel pendant un après-midi et nuit, mais ça valait l’effort.

La bibliothèque « niklas », qui fait presque un pan de mur. Les dévédés sont maintenant précieusement rangés dans l’armoire du bas.

Le divan ; là, ça ne change pas par rapport à la version antérieure. Les livres de poche sont dans le compartiment en dessous.

Le coin mediacenter, plus esthétique vu que les câbles informatiques sont cachés par la commode supplémentaire.

Le coin informatique et le vaissellier, juste à côté du coin cuisine.

fVDI files

See snapshot– fVDI Configurator generates the FVDI.SYS file with a GEM interface, ST-Guide documentation and BubbleGEM help.
– fVDI Commander replaces the fvdiacc.acc of the official release. This accessory controls fVDI, advised for Eclipse/RageIIc users.
– fVDI Snap generates screen snapshots (works in all ST and Falcon modes, and in TC16 RageIIc mode, still in developpment).
– Rage Screen Saver (RageCalm) is an accessory or an application, provided for ATI Mach64 family video card (especially the Eclipse/ATI RageIIc).
The display of the card is set off after a period of inativity, so the monitor puts itself in sleep mode.
Here the files I used on my Falcon with the Eclipse and ATI RageIIc.

Get more informations at the author website

Archive Size Version Date
English fvdiconf.zip 94131 bytes for fVDI 0.959 May 8th 2008
fvdicmd.zip 44881 bytes 1.0B
ragecalm.zip 46631 bytes 1.1B
fVDI Snap 20.0 KB 1.1 August 2013

Except fVDI Snap, these programs are not compatible with ColdFire.

Memento Mori

Curieux, ces maux de tête qui n’en sont pas. Aucune douleur, sinon des sensations désagréables. Parfois une impression de congestion qui dure le temps le temps d’une soirée, au niveau de la tempe droite. Heureusement rarement ; la sensation qu’un vaisseau sanguin s’est ouvert sous l’effet d’une trop forte pression, ou qu’une décharge électrique se produit dans l’hémisphère droit du cortex. Cela dure pas plus d’une seconde. Pas grand chose. Juste le temps de penser que la vie est précaire, et que l’on peut défaillir l’instant qui suit.

La grande faucheuse est là. Oui ? Non ? Elle joue avec moi. Elle sera sérieuse, un jour. Mais ce n’est pas encore le moment.

Une fois, elle avait joué toute une journée. Cela doit être son petit plaisir. Je me souviens encore de cette traversée de la place Bellecour. J’étais étonnamment calme, conscient des choses autour de moi, à l’écoute du monde, en train d’apprécier l’instant présent… parce que l’instant suivant, il n’y aurait plus rien.
Cette immense vanité qu’est l’univers, cette vanitas vanitatis ne sera plus à mes yeux.

Je me souviens, ne t’inquiète pas. Entre temps, je profiterai des heures qui restent, à apprécier la vie pour ce qu’elle est.

Lynx C DevKit for Atari ST

This package/suite is a ST conversion of the newcc65 files: a C compiler and utilities for games and demo development on the Atari Lynx. Recompilation was made on the gcc cross-compiler 68K under MacOSX environment (thanks to Philippe Donzé) and now some with PureC or simply rewrote with GFA Basic.

If you want more info on Lynx development:
– Le forum Lynx de Yaronet.
– on AtariAge (with Handy emulator and forums).
– Bastian Schick, Matthias Domin and Bjoern Spruck.
– LynxWeb.

Archive Size Version Date Notes
English 68K 455091 bytes 0.2.0 05-15-2006 Xcode, bash, PureC and GFA Basic
Sources 748404 bytes

Not compatible with the ColdFire.

Living-room, version 2.0

Parfois c’est juste un meuble qui se déplace, un autre qui est bazardé, ou alors quelques uns achetés. Parfois, on change tout, suite à une déception amoureuse ou un gros coup de blues : ça permet de virer la poussière accumulée derrière les étagères, de remettre de l’ordre dans son appart et dans sa vie. On optimise, on gagne de la place, on remanie selon les goûts du moment.

Donc la bibliothèque :

Le divan :

Le coin informatique, qui ne fait plus qu’un bureau, mais avec 3 ordinateurs au lieu de 2 :

Et petite nouveauté, le coin mediacenter. Ce n’est pas une télé, mais un moniteur informatique, avec un Mac mini G4 pour stocker mes DVDs, mater les vidéos podcasts avec Democracy…

Magie blanche

Pourquoi attendre encore une année ? Pourquoi vouloir à tout prix s’épanouir au travers des autres ? Répondre à leurs attentes ne leur suffit pas. Etre soi-même ne leur convient pas. Perfection désirent-ils, ou animalité demandent-ils seulement.

Les doux rêveurs et les faibles sont mis au banc dans cette immense mascarade. Je reste en suspens, j’aurais aimé trouver l’âme soeur qui m’aurait donné confiance, qui puisse m’aider à sortir de ma chrysalide et goûter à la vie. Je ne suis bon que pour personne. Je dois encore et toujours me faire moi-même. Aucune pitié, aucune aide dans ce monde qui se déshumanise. Alors pourquoi attendre ?

Ici et maintenant, azur céleste et glace sublime.
Âme flamboyante et protectrice. Projète-toi dans les Formes.
Raphaël, je te prie. Viens combler mon coeur.
Rêve de plumes auquel je clame fidélité.
Que soient bannis solitude et mal d’amour.
Donne-moi le courage d’être, accompagne-moi dans l’aventure.
Par cet anneau qui devient alliance, le voeux est scellé.
Ici et maintenant, que ces paroles soient.

Renoncement

Oulà, bientôt 34 ans… encore une année avant les fatidiques 35 ; la gay-DLC, date limite de consommation, âge butoir qui fait que le chercheur en Prince Charmant vous zappe sans ménagement, période où la sénescence s’accélère et où le passif accumulé de bacchanales vous explose en pleine poire… rides et rhumatismes, presbytie et prise de poids… la liste en dysfonctionnements divers et handicapants s’allonge.

Et paradoxalement, l’espoir est là. L’espoir qu’il n’y a justement plus d’espoir. Qu’il n’y aura plus à se préoccuper de trouver un mari ou quelqu’un à aimer. Qu’on ne se fatiguera plus à se faire joli pour séduire un hypothétique fiancé. Que l’on ne se demandera plus 10000 fois de savoir si on le vaut bien, si la personne en face vous désire, si c’est encore un faussaire qui n’en veut qu’à vos fesses… Et surtout qu’on ne sera plus obligé à forcer sa faible voix, à se faire mal à parler, à ressortir les mêmes discours, à communiquer du vide et des mondanités pour établir et conserver le contact. Que la vie sera débarassée de ces viles contingences et que l’on pourra accorder son temps à des choses plus rentables et moins douloureuses. Faire le deuil du désir d’être à deux, et accéder à la sérénité.

Je peux m’estimer heureux. Venant de là d’où j’ai été, on peut appeler ça un miracle. Je suis frigide et solitaire. Vivre seul ne me fait pas peur. Mais ce serait une erreur de vouloir se couper du monde et de ce qu’il peut apporter. Même si les livres et l’internet peuvent aider, l’expérience du vécu est incomparablement plus enrichissante. Il a fallu maîtriser cette peur immense de soutenir le regard des autres, habituer ses yeux à une lumière autre que celle du moniteur informatique, combattre le dégoût de soi-même en se forgeant un corps, soigner cette dépendance au silence monacal… J’ai dû acquérir une discipline de vie, décanter l’ascétisme pour ne garder que la rigueur. Mais que cette droiture soit remise en question, et je chute à nouveau.

Et puis aller vers l’autre pour utiliser les bijoux de famille. Il parait que ça donne du plaisir ? Là, par contre, désillusions et échec patent. Non pas que ça ne marche pas, mais plutôt que ça ne colle pas, ça ne vole pas haut non plus. Je ne fais ni partie du troupeau d’Epicure, ni partie de ces gens qui sont faits pour être à deux. J’ai tenté, donc je n’ai pas de regret. Mais il reste ce satané espoir qu’un jour, quelqu’un le vaille bien, ne serait-ce que pour 1 minute. Et ça me ronge. Je souffre en voyant les autres être heureux à deux. Ce n’est pas de la jalousie, seulement le fait qu’ils me renvoient sans le faire exprès à mes propres incapacités, à mes échecs intimes.

Suis-je donc inapte au bonheur ? Peut-être que non, mais il faut que je me débarasse de ce conformisme du gentil couple bienheureux. Ma vie est bizarre, je suis quelqu’un d’étrange, de décalé, d’une folle raison. Je ne dois donc pas faire comme les autres. Ainsi, s’il n’y aura personne à mes 35, j’invoquerai alors un ange et, unis l’un à l’autre, nous chasserons ce « Mal d’Amour » qui ternit mon existence.

Superficialité (éloge de)

Je suis ce qui lie les hommes quand l’amour et l’intérêt commun sont absents.
Je suis le masque, et j’avance masquée.
Cruelle, trompeuse et légère, je suis au dessus de tout.

A l’instar d’un antique sans-domicile-fixe ayant été possédé par la déraison, j’usurpe l’esprit et la main du propriétaire de ces lieux. Car de mon éloge, d’aucun n’en parle. Il va falloir que je m’adonne à cette douce folie que de se valoriser soi-même. Mais que diable…

Les hommes sont si aveugles. Difficile en effet de s’apercevoir de mon auguste présence : je suis apparence, forme, aspect, surface. Je suis la première chose dont ces crétins ont conscience, et la seule, si tant est qu’il ne font pas l’effort de voir au travers de moi, de discerner l’être sous le paraître. Je masque donc les choses : je suis beauté ou laideur apparente, premier degré d’une farce, représentation brute de la réalité, image simpliste, fait non analysé…
Mon omniprésence est omnipotence, ils ne peuvent tout assimiler et ne gardent pas même souvenir de moi. Je m’arrange pour leur faire croire qu’ils ont vu la vraie nature des choses et de leurs congénères, alors qu’ils n’ont vu que l’enveloppe.

Oh, il y a bien quelques exceptions : le théatre, la peinture, le cinéma… toutes ces formes de représentations sont bien codifiées. Je me présente dévoilée : image et/ou son, selon des topiques et des formulations que les hommes peuvent assimiler. Ils savent que je suis là et ne sont plus dupes avec moi. Je leur présente au théatre les vrais sentiments alors que les acteurs les feignent, je leur montre telle ou telle vertue symbolisée par un élément d’un tableau, je leur donne le sentiment du divin rien qu’avec quelques notes bien arrangées, je leur fait vivre des aventures exhaltantes rien qu’avec des mots… Dans ce royaume, je suis la forme qui définie la nature, qui conditionne l’essence, qui donne la profondeur.

Mais au dehors, je ne suis plus soumise. Et je m’amuse comme une folle. Dispersant quelques bienfaits, et surtout mes méfaits. Je ne me fatiguerai pas à être exhaustive, car il faudrait que j’énumère tout ce qui est arrivé depuis que les hommes ont pris conscience d’eux-même et du monde.

Je suis le masque, je sers donc aux individus à se cacher derrière, à gommer leur part de sauvagerie et à vivre en société. Je protège par exemple l’infantile sous une carapace de virilité, je cache la honte intérieure et la transforme en prétendue fierté, je calme le dédain et joue à l’amitié feinte, je permets le mensonge et la dissimulation.
Je pratique l’alchimie du bien et du mal, transformant les inavouables stratagèmes en générosité affichée, ou à l’inverse, je soulage l’homme dont la vie n’a pas fait de cadeau, lui apportant frivolité, plaisirs faciles et autres petits bonheurs qui ne demandent aucun approndissement, aucun travail.

Qu’il me plaît de voir tout ce beau monde jouer ! Qu’ils sont beaux, leur paraître se pavanant, leurs mensonges circulant ! Exit la sincérité des sentiments et la justesse des choses !

Et je réclame mon dû. Tôt ou tard, comme avec ce beau diable de Mephisto, il va falloir me payer. Certains peuvent avoir le beurre et l’argent du beurre, d’autres pairont à leur place. Que voulez-vous, je suis injuste, mais cela fait parti du contrat : parmi ces inavouables stratagèmes, il y en a bien qui font que la faute rejaillise sur autrui, que la pauvreté s’abatte sur le faible, que le déshonneur s’en prenne sur celui qui ne s’est pas défendu…

Mais pour la plupart, je reviens hanter mes adeptes les plus fervents, aussi sûrement que le diable et son docteur Faust. Ils imploreront que la vraie folie les prenne pour se défaire de mon châtiment. A ces moments de solitude obligatoire, souvent au seuil de la déchéance, vient aux hommes l’examen de conscience. Et j’arrive, prête à torturer l’âme et à en jouïr. Ils voient leur vie passer devant eux, se remémorent, se souviennent. Ils se représentent les images, les sons et leurs sentiments associés à l’intérieur d’eux-mêmes. Encore moi : apparences et formes. Comme dans la souricière d’Hamlet, je leur rejoue leur vie, et il prennent conscience. La réflexion les embrasse et les embarasse. Ils ne veulent se voir dans leur propre miroir. Tout part en abîme, si tant est qu’ils ont sur-joué avec moi et avec les autres. Ils sont face à leurs faux-semblants, confrontés à la puérilité de leurs actes. L’insignifiance de leur existence, voilà leur peine. Vie gâchée sur mon autel. Aigreur d’être passés à côté des choses importantes. Regret de s’être fourvoyés dans des trompes-l’oeil…

En attendant, je me délecte de quelques injustices. Ma préférée est celle de la laideur. J’ai donné un masque des plus déplaisants à certains. Je les torture au point de fausser leur jugement. Omnubilés par leur aspect extérieur, ils en oublient la noblesse de leur coeur.

Oh, il existe bien des rebelles à mon emprise. Certains en effet discernent un peu trop facilement la vraie nature de choses. Ils déconstruisent avec leur regard le montage du mythomane. Ils voyent le masque et vont au delà des apparences. A minima, qu’ils devinent qu’un discours sente le faux, ou a maxima, qu’ils poussent l’empathie au point de comprendre l’autre et vivre ses affects ; ils ont conscience de moi, et c’est suffisant pour que mon charme soit rompu.
Pas besoin que je les maudisse. Me sachant présente, ils se condamnent alors eux-mêmes à assister à une gigantesque pièce de théatre. Ils ne sont plus que des spectateurs, soumis au silence, exclus du jeu d’acteurs qui se déroule devant eux. Ainsi reclus, je ne risque plus grand chose. Ces clairvoyants seront fuis par les tartuffes, de crainte d’être découverts. On sera mal à l’aise avec eux si l’on a peur de la vérité. Mais ils n’auront pas le courage de me dénoncer, de peur d’être encore plus honnis.
Les voilà donc livrés à la solitude. Pour combler leur manque, ils sont forcés à trouver l’amour, le vrai, pas la parodie que je m’amuse à délivrer.

Car c’est là où je me révèle géniale. Dans mon univers de mensonges, de plaisirs faciles, de légèreté, d’apparences trompeuses, de mascarade, de rapports humains sans profondeurs, j’ai fait croire à beaucoup que l’amour est un mirage. Je suis donc là pour longtemps.

Jour de gloire

J’étais chez moi. Un ciel azuré au dessus de ma tête. Le soleil flamboyant. L’air froid, sec et vivifiant. Un jour magnifique. Peut-être prisonnier d’un corps d’humain, mais…

Je marchais au milieu d’un dédale de ruelles, slalomant entre les passants, parcourant du regard les échoppes, achetant ça et là un livre ou de la musique. J’avais les pieds sur terre, et pourtant…

Je sentais des ailes sur mon dos. J’avais la sensation bizarre de légèreté. Cette vie n’était plus un fardeau. Je ne pensais plus à être ailleurs, tellement ici était beau.

Au lieu d’observer et d’entendre, je ressentais cette infime partie d’univers. Il n’y avait pas à réfléchir, seulement à éprouver et à apprécier. Beauté pure de l’existence, esthétisme du vivant, noblesse du genre humain comme les petits plaisirs terrestres…

Tout cela sans rien se dire, sans aucun mot. Et avec cette légèreté bizarre, la sensation que la réponse ultime se trouvait en moi. Le pourquoi de la vie, le pourquoi de l’existence, la finalité de l’univers et tout celà. Inscrit dans ma chair, sans que je puisse le découvrir moi-même, me laissant uniquement la sensation d’un savoir sous-jacent.

Les questions sans réponses ne seront plus à poser : je suis la réponse.