Solitude

Dans cet immense ballet, j’ai cru m’apparier avec une étoile. Sa lumière et sa chaleur m’irradiaient, et je me suis efforcé de lui rendre la pareille. Peine perdue : j’étais un corps froid, morne et sans saveur. Un pauvre incapable.

Et qu’elle était belle, cette étoile. Toute neuve, brillante, attractive. A se lier pour l’éternité. Mais cela ne se fera pas. Elle ira donc faire sa danse loin de ma ronde, rencontrer d’autres étoiles, trouver son alter ego.

Je n’aurai quant à moi qu’un vague souvenir, une impression de chaleur, et l’épreuve de la séparation.

Il faudra un jour que j’arrive à me développer, à enfler de vie, pour enfin briller de mille feux. Avoir le courage de trouver mon étoile jumelle, me lier à elle pour un temps, et rompre cette solutide pesante.

Une réflexion au sujet de « Solitude »

  1. Méfie-toi des étoiles trop belles, trop brillantes… elles attirent vers elles, mais on ne peut danser avec : elles phagocytent et dissolvent leurs compagnons. Elles deviennent assez tôt d’immondes trous noirs, aspirateurs d’âmes, dont il faut s’éloigner au plus vite.
    Au jeu de quilles, j’ai eu finalement de la chance.

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