Ne pas courir après

Petit amusement lorsque les gens courent après le tram ou le bus. Pourquoi tant d’empressement sachant qu’il y en aura un prochain, quelques minutes plus tard ? Je les vois s’agiter, ils essayent de ne pas perdre leurs affaires et leur brushing, quelques gouttes de sueur perlent sur leur front, l’anxiété masque leur beauté apparente… Et je me vois – moi – les voir, avec un sourire intérieur, marcher à mon rythme, les considérant comme esclaves du temps, ne comprenant pas leur impatience, leur désir d’immédiateté. “Avoir ce putain de tram et pas le suivant” est d’une importance capitale, mais un sentiment critique, paresseux et égoïste me dit que cela n’en vaut pas la peine.