Sweet Transvestite

From Transexual Transylvania

V pour Vampire version 4 en Stand-Alone. Autant dire que la référence était facile, enfin, pour ceux et celles à qui le queer ne rebute pas.

ApolloOS est un fork de ArOS, c’est bien joli, mais étant donné que je suis du côté obscur et très très inverti du 68000 – bref, du côté Atari – il fallait procéder à une petite opération dans la ROM pour transitionner du bon OS vers le mauvais. Genre.

Mes souvenirs de l’Amiga 500 du frangin étant très disparates, je remercie la bande de potes Amigaïstes des Triple A qui me socialise chaque samedi soir en jitsi meeting et en modestes events en Drôme des collines. Mention spéciale à Monsieur Super K-L qui a résolu le petit problème qui me bloquait.

Aussi, l’inscription à Discord, serveur ApolloTeam #atari et/ou serveur AtariV4 est plus que conseillée pour trouver de l’aide.

Mode opératoire : on va chercher le dernier EmuTOS pour V4SA (forké de EmuTOS 1.0, donc pas les versions officielles) depuis le sourceforge dédié. Problème, mes tentatives ne téléchargent rien, même en virant les bloqueurs anti-pub et anti-pistage, même en m’inscrivant sur SourceForge. Petit indice, mon adresse en @free.fr est refusée. Après coup, je suspecte le site de bloquer les adresses IP appartenant à Free.
Je me rabats donc sur l’avant-dernière release 93 trouvée dans une archive v4_pack3.zip sur Discord, serveur AtariV4 (qui contient aussi des utilitaires précieux, ainsi que les derniers drivers NVDI pour V4SA).

But : remplacer la kick.rom Amiga par emutos.rom Atari. Merci à OL pour le tutoriel (en bas de page) ainsi que les archives d’installation (celle MiNT+MyAES, ou MiNT+Mutisystèmes que j’ai utilisée).

Je place le fichier emutos93.rom à la racine d’une micro SD-card (FAT32), laquelle est insérée dans le port éponyme.

Cependant un problème : que ce soit dans le CLI ou via l’icône, le logiciel ApolloFlash m’indique « fichier non exécutable »… grrrr… je tente de placer emutos93.rom à côté. K-L me demande de vérifier le flag « exécutable » de ApolloFlash via le Workbench (que de souvenirs, avec ce clic droit pour obtenir le menu !), mais rien. Jusqu’à ce qu’il trouve la solution, via le CLI :

c:ApolloFlash sdO:emutos93.rom

Et là, magie, le flashage veut bien se lancer. On suspecte que le ApolloFlash au niveau de la fenêtre des préférences est en fait un alias, donc pas forcément le programme lui-même.

Là où c’était sécure avec la batterie de la FireBee, qui faisait office d’onduleur, là, priez Jack Tramiel Jay Miner pour ne pas avoir de coupure d’électricité pendant les 5 très longues minutes du flashage. La taille de EmuTOS tourne autour de 512 Ko, mais l’écriture se fait sur les 1 Mo dans la ROM flashable.

YES pour le disclaimer, et ensuite on éteint. On ouvre et on remplace la Compact Flash par celle de feu ma FireBee, préalablement modifiée. Partition C: j’ai fait un mix entre la distribution multisystème d’OL et mon ancien setup FireBee, pour avoir les fichiers spécifiques V4SA, m’assurer que les exécutables n’étaient pas spécifiques ColdFire, simplifier le tout, afin de n’avoir que XaAES et les outils softwares familiers.

Première victoire : ça boote sur EmuTOS, tellement rapidement qu’on ne voit que subrepticement l’écran de démarrage.
Puis difficulté : la partoche C: n’est pas bootable, même si on arrive à voir les partitions en jouant avec les touches Control ou Alt. Il s’avève qu’il faut la SD-card (non bootable) insérée dans le port pour que ça se lance bien sur le C: de la Compact Flash. Sans doute l’intention d’avoir le pire des deux mondes, avec un boot en priorité sur la SD-card. Il y a en effet des petits outils pour mapper au lieu de flasher, ce qui autoriserait à lancer ApolloOS (ou autre OS de Migouze) depuis EmuTOS (et vice-et-versa).

J’arrive enfin à quelque chose !

Ensuite, c’est surtout du ménage. Et le ménage, ça me connaît. Screenmode 1280×720 en TC32 tout du long. Mon petit fVDI-Snap fonctionne sans besoin de lubrifiant, ce qui permet les captures d’écran pour la suite.

MiNT et NVDI

– J’ai préféré repeupler le dossier AUTO, plutôt que d’utiliser un sélecteur de configuration.
– Les derniers drivers de NVDI sont dans le v4_pack3.zip de Shoggoth, à placer comme d’habitude dans le GEMSYS
– MINT080.PRG renommé en MINT040.PRG pour que le mintload.prg le lance depuis AUTO.
– Ça marche mieux avec l’AUDIODEV.XDD plutôt que zmagicsnd. N’utilisez pas le SOUND.CPX.
– Line A et TOS Compatibility désactivés. Il faut que je re-vérifie, mais j’ai eu des problèmes de blitting (copie de blocs images écran à écran) avec la Line A activée.

– Il manque des touches importantes (dont dièse, accolades, crochets et pipe) qui semblent ne pas être gérées par le Logitech K120, mais l’éditeur KeyEdit de joska pour personnaliser le KEYBOARD.TBL dans MiNT résout le problème. Choisir la disposition PC Milan.

Internet

Pas besoin d’installer une partition D unix en FAT32, j’ai copié-collé les fichiers de la distribution FireBee pour ça, ils sont purs 68K et non pas compilés pour CFv4e. En conservant les drivers INET4.XDD et V4NET.XIF pour la V4SA, et en récupérant la version 68K de Gluestik (passerelle MiNTnet-STinG). Et ça marche d’emblée ! L’IP est bien récupérée par le client DHCP. Litchi se connecte sans broncher à mon serveur FTP local ou à Kurobox. Normale.

Back to the 68K!

Le gros du travail est de remplacer les programmes compilés pour ColdFire par la version pure 68K, en trouvant si possible des versions hautes, voire pour 060.

Dont mes programmes à moi que j’ai commis dans la vergogne et l’opprobre. Merci à Lonny Pursell pour son travail absolument fabuleux concernant l’environnement GFA Basic.

Côté programmation, il faudra que je vérifie le comportement de NVDI et des drivers dédiés (blitting et zooming). Il semble que le zoom dans mon portage de Barbarian+ déconne, alors que ça semble OK pour Xenon 2 Reloaded.

Bloody quick, bloody bloody quick

Le système V4SA-EmuTOS reste en chantier, il reste des bogues ou des éléments à travailler (partie sonore en particulier), mais c’est en bonne voie de fiabilisation pour les utilisateurs de base. OL m’a gentiment envoyé la dernière release 108 pour updater EmuTOS en ROM via l’outil aflash.ttp (portage de ApolloFlash pour Atari, par Shoggoth).
Déjà, pour une vie sous GEM, ça va le faire.
Pas encore testé les modes vidéos ST et Falcon, il faudra que je teste D2M et les modules PARX, mais j’entrevois la possibilité de ne plus utiliser d’émulateur type Hatari pour D2M.

Je n’aime pas comparer les machines et les CPUs, car ce sont chacun de leur côté des heures de dur labeur, les travailleurs sont tous méritants et ont dû faire face à de nombreux obstacles pour y arriver.
Mais force est de constater, au niveau ressenti et confort, que la V4SA poutre la FireBee au niveau de la vitesse (sauf l’accès écriture Compact Flash et calculs purs, où ça semble identique).

Mon portage de Xenon 2 est trop rapide, on est obligé de rajouter 3-4 ms intercalaires pour ralentir et obtenir que les périphériques clavier-souris-joystick répondent. Pareil pour mes VDI-FX. J’ai du code à déboguer.

Deux vidéos youtube pour illustrer :
Xenon 2 en mode TC32 et zoom x2, ici correct, alors que ça se traîne comme un escargot sur FireBee.
– un reboot en quelques secondes, scroll dans Troll, zView.

Bon, en espérant conserver et profiter de la V4SA comme autant de saisons de… heu… Vampire Diaries ?

Une réflexion sur « Sweet Transvestite »

Les commentaires sont fermés.